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dimanche 9 juin 2013

Boxcar Bertha

Boxcar Bertha a été une hobo, c'est-à-dire une femme qui évoluait en marge de la société américaine et qui vivait d'expédients, et comme tous ses semblables, elle déplaçait principalement à bord des trains d'un bout à l'autre du continent. De cette manière, elle a rencontré d'autres gens ayant le même mode de vie, ce qui lui a permis d'explorer ce monde vivant en parallèle du mainstream. Douée d'une intelligence vive, elle avait le potentiel pour comprendre son milieu et en faire un témoignage authentique. C'est d'autant plus vraie qu'elle est elle-même née d'une mère hobo !

Vers la fin de sa vie, Boxcar Bertha - dont le véritable nom est Bertha Thompson - a rencontré Ben Reitman, un médecin voué à la cause des malades des quartiers pauvres de Chicago. C'est son histoire, celle de Boxcar, qui aura inspiré l'idée d'écrire sa biographie à partir de ses confidences sous le titre de Sister of the Road: the autobiography of Boxcar Bertha. En français, cet ouvrage a été publié dans la collection 10/18 sous le titre de Boxcar Bertha.

J'ai été étonné par le portrait de l'Amérique du début du XXe siècle, tant le climat social se démarque de celui dont on est témoin aujourd'hui, celui du désenchantement contemporain. À cette époque, selon les propos de Boxcar, les Américains opprimés étaient capables de contestation et d'une pensée politique. Ils organisaient des mouvements indépendants d'entraide pour l'éducation, la nourriture et le logement. Au milieu de tout cela se croisait aussi des voleurs à la tire, des prostituées, des drogués, des paumés, des handicapés, bref tout ce qui n'appartenait pas à la société américaine courante. Malheureusement, malgré ces organisations, la tradition d'entraide et de soutien ne semble pas avoir traversé les décennies, si on regarde l'individualisme forcené des Américains. Il aura sans doute fallu de longues années de répressions policières et d'une pensée politique rétrograde pour en arriver là, comme en font foi les pages de l'Histoire récente.

Quelques extraits pour illustrer les propos éclairants de Boxcar Bertha:

[Sur les hobos]
Elles acceptaient sans ressentiment le fait d'être des produits du "système", de cette société qui vous embauche et vous débauche, de cette société ou les propriétaires doivent toucher leurs loyers. Seules quelques-unes n'avaient, à mon instar,  pas besoin de l'endroit - des vagabondes qui ne faisaient que passer.

[Sur la démocratie]
Qui peut rester tranquille, pacifique en se contentant de voter? Même aujourd'hui, dans cette sinistre période de crise, tout ce que nous tirons du chaos c'est de voir les riches devenir toujours plus riches, puissants et arrogants et la masse des pauvres devenir plus soumise et s'accommoder de force d'un niveau de vie plus bas! Le seul espoir, c'est de voir des migrants refuser ce qu'on leur donne. Toi et les gens de ta trempe, vous êtes les derniers en Amérique qui aient encore une vraie notion de la liberté.

[Puissance du capitalisme]
"Plus j'en apprends sur le chômage, plus il y a de chômeurs. Plus je contribue aux causes antiguerre, plus il y a de guerres. Plus il y a de diplômés et de professeurs, plus il y a d'incertitude. Plus nous connaissons les incohérences et les injustices du capitalisme, plus il devient puissant." (Lowell Schroeder)

[Fatalité du capitalisme]
"Je croyais que je voulais être une missionnaire pour les hobos. Je m'aperçois maintenant qu'en dehors de les nourrir et les vêtir, on ne peut rien faire de valable sans transformer le système économique. Or, actuellement, ce cher grand public plébiscite le système capitaliste. J'espère que ce ne sera pas toujours ainsi. Ensuite, j'ai voulu aider les travailleurs sociaux et les spécialistes des sciences sociales. Mais plus J'enquête, plus je suis convaincue qu'ils ne sont que des instruments ignorants et manipulés par un système puissant." (Boxcar Bertha)

Boxcar Bertha. Ben Reitman. Éditions Christian Bourgois, Collection 10/18,  no.2760

dimanche 2 juin 2013

La loi des séries [loi de Murphy]


Un bel exemple de la loi de Murphy.

Je renouvelle mon abonnement du réseau de transport public, aussi je me dirige vers les guichets à cet effet.

- Bien entendu, il y a 3 guichets et les 3 sont utilisés simultanément (pas 4, par 5, pas 2 mais exactement TROIS);
- Bien entendu, il n'y a aucun utilisateur qui s'apprête à terminer sa transaction parce qu'ils viennent tous de commencer les opérations sur le clavier des guichets;
- Un guichet automatique finit par se libérer après un temps incroyablement long, comme si les opérations du guichet relevaient d'une science complexe;
- Mon renouvellement s'effectue apparemment sans problème, sauf que je ne réussis pas à obtenir un reçu;
- Je me dirige vers le guichet occupé par un humain, ce dernier étant là quand le guichet robot ne répond plus;
- La guichetière me dit que la transaction n'a pas été effectuée, c'est pour cela que je n'ai pas eu de reçu. À travers ses explications, je comprends que j'ai raté une séquence des opérations;
- Retour aux guichets robots, sauf qu'il y a maintenant une file d'attente;
- En attendant ma place au guichet, j'entends un message sonore des autorités de transports: " La ligne orange est actuellement en panne. De retour à la normale dans une demi-heure";
- Devant mon clavier de guichet, finalement, je recommence les opérations et enfin j'obtiens mon reçu;
- Je décide d'appeler au service à la clientèle de ma banque pour m'assurer qu'il n'y a pas eu dédoublement de la dernière opération bancaire;

Après quelques messages de robot et un échange avec un préposé humain, je reçois l'assurance qu'il n'y a pas de pépin de ce côté-là non plus.

Vous savez quoi? Je n'ai pas pris le métro, juste pour ne pas tenter le diable...

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dimanche 5 mai 2013

Ségrégation

La ségrégation a toujours existé dans les communautés humaines. C'est probablement le plus vilain défaut d'une collectivité, bien que le phénomène soit le résultat de toutes les petites et grandes misères de chacun des hommes. En effet, la ségrégation, c'est le point commun du défaut le plus fréquent parmi les hommes, celui de projeter sur une autre personne un malaise de vivre.

Si vous ne vous aimez pas, vous risquez de ne pas aimer autrui. Et ça se manifeste par l'intolérance.

La ségrégation se décline de différentes façons selon les époques et les sociétés. L'Histoire humaine en regorge, que ce soit à partir de votre religion, votre orientation sexuelle, votre classe sociale, votre couleur de peau, votre langue et même votre conception de la vie tout court.

Je me rappelle qu'un ancien confrère de travail m'avait déjà sensibilisé à cette question par cette simple observation: "Aujourd'hui, ce sont les handicapés physiques qui font l'objet du rejet général. Quand ce ne sera plus eux, ce sera d'autres sortes de gens. Ne l'oublions pas!"

Une ségrégation en vogue, à l'heure actuelle, c'est celle des homosexuels. Le groupe Indochine s'est associé au réalisateur Xavier Dolan pour illustrer le destin parfois tragique de ceux qui ont une orientation sexuelle différente de la majorité. Le concept est provocant, à n'en pas douter. De là à faire un lien avec la crucifixion, il faut faire un pas que plusieurs hésiteront à faire pour toutes sortes de raisons.

Si je peux facilement concevoir que des groupes frappés par la ségrégation se défendent comme ils peuvent, faut-il par contre user de provocation? Est-ce que le genre humain est si faible d'un point de vue intellectuel et émotif qu'il faut frapper son imagination pour faire passer un message?

Je vous laisse en juger par vous-même:



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vendredi 29 mars 2013

Foglia

Je suis un lecteur de longue date de Pierre Foglia dans le journal La Presse. Son nom de chroniqueur n'est bien sûr plus à faire. Sa grande habileté à saisir une certaine réalité, qui parfois nous échappe, et son approche en porte-à-faux le démarquent dans le paysage médiatique et le rendent quelque part incontournable.

Souvent, après l'avoir lu, je me dis que j'aurais pu avoir la même idée que lui, sauf que c'est lui qui nous précède et, du coup, permet de faire émerger ce qui trotte en silence dans l'air d'un peu tout le monde.

Je signale que je ne suis toutefois pas un inconditionnel de sa praxis. Quand il parle de sports et, surtout, de vélo, je tourne la page. Non pas que le sport ne m'intéresse pas, mais je suis plutôt allergique à son approche en cette matière. Et quand, dans ses autres textes,  il joue trop fort la note de l'originalité - ce qui n'arrive pas trop souvent -, je pousse un soupir. D'un autre côté, s'il était en tout temps parfait, Foglia, peut-être que je ne le lirais pas du tout...

Tout ce préambule a pour objet de vous servir sur un plateau d'argent un extrait d'une de ses dernières chroniques. L'esprit de ce texte s'est tout à fait imprégné dans mon cerveau, tellement je trouve réelle "l'absence de présence" de beaucoup de gens. Beaucoup de  gens sont là, dans nos vies, mais fondamentalement absents:

Le trou
Il y a quelques jours, un articulet dans notre journal racontait l'histoire d'un monsieur en Floride «avalé par un trou géant».
«Un habitant de Tampa a disparu après qu'un trou géant s'est soudainement ouvert juste sous sa chambre à coucher... les autorités ont découvert en entrant dans la maison un trou d'une dizaine de mètres de diamètre et 30 mètres de profondeur.»
Aux nouvelles de NBC, on nous a montré la maison de ce monsieur Jeff Bush, un bungalow cossu, de l'extérieur on ne se doute de rien, on frappe à la porte, bonjour, madame, pourrais-je parler à Jeff?
Elle sanglote en menant le visiteur au bord d'un grand trou au bout du couloir: il est là.
La chose est plus fréquente qu'on le croit. Sauf qu'elle se présente rarement aussi dramatiquement. La plupart du temps, la personne disparaît dans un trou sans qu'il y ait de trou apparent. Qu'est-ce qu'un trou? Du vide. Le vide est partout autour de nous, entre les objets, entre les personnes, entre vous et moi: que des trous, que du vide.
Je disais donc que la plupart du temps, la personne disparaît dans un trou sans qu'il y ait de trou. Mieux que ça: la personne disparue est toujours là. On ne sait pas qu'elle est disparue. On ne s'en doute pas, elle mange, elle boit, elle fait pipi, elle regarde la télé (beaucoup), elle dit yé! quand ils annoncent à la radio qu'un Canadien a encore gagné l'épreuve des bosses aux championnats mondiaux des bosses, elle renoue ses lacets quand ils sont défaits, pourtant, elle n'est plus là. Elle a été vidée de l'intérieur. C'est ce que fait le vide: il évide.
La chose est plus fréquente qu'on le croit. C'est par centaines de milliers que des humains disparaissent chaque jour dans des trous, c'est juste qu'on ne s'en doute pas, ils mangent, ils boivent, ils font pipi, mais ils ne sont plus là.
Sont où? Dans la grande Béance elle-même. Sont retournés au magma originel.

Paru dans La Presse le 11 mars 2013 dans la chronique de Pierre Foglia.

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dimanche 25 novembre 2012

Dans la dèche

Où est rendu l'argent?

Que nous entendions parler des pays du monde entier, ceux d'Europe comme ceux d'Amérique du Nord ou des autres continents, c'est la même chanson: tous les pays sont déficitaires et endettés.

Un pays supposément riche comme le Canada a une dette actualisée de 600 milliards de dollars. Ce même pays qui fait partie du G10, ce même pays qui produit du pétrole !!!

la dette canadienne

C'est pratiquement la même chose pour les gens qui nous entourent: presque tout le monde doit de l'argent. Les gens vivent d'une paye à l'autre et ne peuvent plus épargner de l'argent pour leurs vieux jours.

Je vous pose la question: où est donc passé l'argent???

Ceux qui en ont sont bien silencieux... À moins que ce ne soit des écureuils... ;)



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jeudi 4 octobre 2012

Publicité & Politique

La publicité de nos médias, c'est notre réelle politique officielle. Ou peut-être l'inverse...

Pensez-y.

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mardi 2 octobre 2012

Le système totalitaire

Ces jours-ci, je lis l'essai culte de Hannah Arendt, Le système totalitaire. Dans ce bouquin, il s'y trouve des mises en perspective passablement foudroyantes et des mises en contexte salutaires.

On peut dénigrer certains aspects de la vie politique en général, mais encore faut-il mettre le doigt sur ce qui cloche et, mieux encore, remonter le cours des événements pour voir d'où un phénomène prend sa naissance. L'intérêt de lire ce genre de livre, c'est de se familiariser avec la pensée critique, ici celle de Mme Arendt, et de revoir le XXe siècle sous un nouvel angle.

Je propose donc dans les prochaines semaines de citer certains passages que je trouve percutants. En voici un premier:

Ni le national-socialisme ni le boclhevisme ne proclamèrent jamais qu'ils avaient établi un nouveau genre de régime, ni ne déclarèrent que leurs objectifs étaient atteints avec la prise du pouvoir et le contrôle de l'appareil étatique. Leur idée de la domination ne pouvait être réalisée ni par un État ni par un simple appareil de violence, mais seulement par un groupement animé d'un mouvement constant: à savoir, la domination permanente de chaque individu dans chaque sphère de sa vie. La prise du pouvoir par la violence n'est jamais une fin en soi, mais seulement le moyen d'une fin et, dans n'importe quel pays, la prise du pouvoir n'est qu'une étape transitoire et bienvenue, mais jamais la fin du mouvement. L'objectif pratique du mouvement consiste à encadrer autant de gens que possible dans son organisation, et de la mettre et de les maintenir en mouvement: quant à l'objectif politique qui constituerait la fin du mouvement, il n'existe tout simplement pas.

p. 69 coll. Points (307) Éditions du Seuil

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samedi 11 août 2012

Les Olympiques de Londres

Encore une journée et on sera enfin débarrassés de l'omniprésence de compétitions d'élite qui n'ont rien à voir la vie de 99,9% des gens.

Du même coup, on sera aussi débarrassés  des photos à la croque-moi-la-médaille !







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mardi 15 mai 2012

Ironie politique

Il m'a pris une fantaisie de visionner la "Série du Siècle" mettant alors aux prises les équipes nationales de hockey du Canada et de l'URSS en 1972. J'ai en effet trouvé ce coffret de 4  DVDs avec lesquels je peux revoir la diffusion complète des 8 matchs entre les deux pays.

À cette époque, la série disputée entre les deux pays signifiait beaucoup plus que le titre de la suprématie mondiale de hockey: elle mettait aussi en jeu la valeur prétendue de chacun des système, l'un communiste, l'autre capitaliste.

Je ne sais pas pour les autres sports, mais jamais je n'ai été témoin d'une aussi grande passion animant les amateurs d'un sport national, toutes catégories confondues. Cela doit en grande partie s'expliquer par la dimension politique qui faisait partie de l'équation.

Quoi qu'il en soit, comme je visionnais les DVDs, je me suis rendu compte d'un détail qui a peut-être échappé à beaucoup d'entre nous à l'époque: les publicités sur les bandes de la patinoire de l'amphithéâtre de Moscou. À y regarder de près, on voit les marques prestigieuses de l'économie de l'Ouest en pleine captiale du communisme mondial: Hitachi, Gillette, Ford, Electrolux et même la marque de sous-vêtement Jockey...

Quelque part, c'est à se demander si les deux systèmes, au-delà du discours idéologique, ne sont pas juste les deux faces d'une même pièce de monnaie. Cette constatation rejoint celle émise par Henry Miller dans un article paru dans une revue littéraire française [Combat no. 2252, "Un jour viendra..."], que je me permets de citer:

(en parlant de la rivalité USA et URSS dans les années de l'après-guerre):

Pourquoi ces deux nations sont-elles encore à couteaux tirés? Parce que, chacune de son tôté, elles redoutent l'influence de l'autre sur le reste du monde. L'une d'elles pose à la nation communiste; l'autre, à la nation démocratique. Ni l'une ni l'autre ne sont ce qu'elles prétendent. La Russie n'est pas plus communiste, que l'Amérique démocratique. Le Gouvernement russe actuel est encore plus autocratique que celui des Tzars. Le Gouvernement actuel de l'Amérique est plus tyrannique que celui des Anglais, au temps des treize Colonies. Il y a aujourd'hui moins de liberté que jamais dans ces deux pays.

dimanche 18 mars 2012

Transactions

Ceux qui pratiquent la photographie, que ce soit argentique ou numérique, finissent un jour ou l'autre par acheter ou vendre des accessoires usagés de photographie, tenant compte que les articles neufs coûtent très chers. Et c'est là que se retrouvent les photographes amateurs, ie dans les sites de revente - Kijiji ou Craigslist, plus rarement e-Bay.

À force de naviguer sur ce genre de sites et à force d'acheter et de vendre, j'ai fini par développer certaines théories sur le sujet. L'observation à laquelle je suis parvenu, c'est que l'Homme est toujours l'Homme, et que la notion de profit l'habite le plus souvent, même pour des petites transactions de quelques dizaines de dollars. La mesquinerie ne connaît pas de limites.

Pénible.

Par exemple, je ne comprends pas que quelqu'un vende une lentille qui ne permet plus la mise au point à l'infini... Je ne comprends pas non plus que quelqu'un vende un appareil dont le posemètre est défectueux... Je ne comprends pas, en fait, que quelqu'un mise sur la distraction de l'acheteur pour lui refiler de l'équipement brisé. Il arrive sans doute que le vendeur ne soit pas un connaisseur, je veux bien. Mais trop souvent, ces mêmes vendeurs, bien qu'ils admettent ne pas connaître l'article, demandent la lune.

Faut savoir, quand même.

Il y a plein d'anecdotes que je compte partager dans de futures billets, où les vendeurs racontent des histoires à dormir debout, juste pour faire une vente. Un exemple:

- Mon père [un Français] était photographe professionnel et il m'a légué cet appareil [Canon A-1]. Ça me fait mal de vous le vendre, mais je dois faire des choix (?). Je vous l'offre à ce prix et je ne peux aller plus bas. C'est réellement une occasion.

L'appareil était OK pour un acheteur débutant comme moi. Toutefois, je ne tardai pas à découvrir un petit défaut - le fameux squeak des appareils argentiques Canon - et il me faut le réparer pour éviter que le défaut n'en cause d'autres (le squeak - le bruit traduisant un mécanisme  laborieux du déclenchement -  finit pas causer des problèmes plus sérieux qui se répercutent sur d'autres pièces, pour résumer facilement la situation).

Ce fut le début d'un engrenage ahurissant. Après la réparation, le Canon A-1 ne faisait plus une bonne lecture de la lumière. C'était le posemètre. Je vous épargne la suite.

Au milieu de ces problèmes, j'ai ouvert le dos de l'appareil pour l'inspecter plus à fond. Voilà que j'aperçois à l'intérieur l'étiquette d'une entreprise de revente américaine d'appareils photo!

Le fameux père français du vendeur n'existait probablement pas. Le vendeur me refilait un appareil possiblement acheté sur e-Bay (ou ailleurs) et revendu avec un léger profit. C'est du moins mon hypothèse.

Pas grave, je continue à shooter. J'aime trop la photo !