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dimanche 2 juin 2013
La loi des séries [loi de Murphy]
Un bel exemple de la loi de Murphy.
Je renouvelle mon abonnement du réseau de transport public, aussi je me dirige vers les guichets à cet effet.
- Bien entendu, il y a 3 guichets et les 3 sont utilisés simultanément (pas 4, par 5, pas 2 mais exactement TROIS);
- Bien entendu, il n'y a aucun utilisateur qui s'apprête à terminer sa transaction parce qu'ils viennent tous de commencer les opérations sur le clavier des guichets;
- Un guichet automatique finit par se libérer après un temps incroyablement long, comme si les opérations du guichet relevaient d'une science complexe;
- Mon renouvellement s'effectue apparemment sans problème, sauf que je ne réussis pas à obtenir un reçu;
- Je me dirige vers le guichet occupé par un humain, ce dernier étant là quand le guichet robot ne répond plus;
- La guichetière me dit que la transaction n'a pas été effectuée, c'est pour cela que je n'ai pas eu de reçu. À travers ses explications, je comprends que j'ai raté une séquence des opérations;
- Retour aux guichets robots, sauf qu'il y a maintenant une file d'attente;
- En attendant ma place au guichet, j'entends un message sonore des autorités de transports: " La ligne orange est actuellement en panne. De retour à la normale dans une demi-heure";
- Devant mon clavier de guichet, finalement, je recommence les opérations et enfin j'obtiens mon reçu;
- Je décide d'appeler au service à la clientèle de ma banque pour m'assurer qu'il n'y a pas eu dédoublement de la dernière opération bancaire;
Après quelques messages de robot et un échange avec un préposé humain, je reçois l'assurance qu'il n'y a pas de pépin de ce côté-là non plus.
Vous savez quoi? Je n'ai pas pris le métro, juste pour ne pas tenter le diable...
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lundi 20 mai 2013
Kikkoman blues
Hier, je vous racontais une tranche de vie au restaurant. Ça se passait dans un buffet chinois, rien de moins.
Si je reviens là-dessus, c'est que j'ai eu d'étranges pensées à la suite du départ de mes voisins de table boomers.
Je me suis mis à regarder un petit flacon de 150cc de sauce soya Kikkoman. Voilà le genre de petite chose qu'on peut avoir sous les yeux pendant des décennies sans même y jeter un réel coup d'oeil.
D'abord le seul mot "Kikkoman" est assez génial. "Kikko", il l'a l'affaire. En premier il a conçu une sauce dont la plupart des gens ont besoin. J'ai donc lu la liste des ingrédients que j'ai retrouvé sur le net:
Les meilleurs ingrédients
La sauce soja naturellement fermentée Kikkoman est fabriquée à partir de quatre ingrédients purs : graines de soja, blé, eau et sel. Les graines de soja viennent du Brésil, le blé d’Allemagne, le sel et l’eau des Pays-Bas. Tous les ingrédients sont soumis à des contrôles de qualité extrêmement rigoureux. Nous utilisons exclusivement des graines de soja non OGM, c’est-à-dire génétiquement non modifiées.
Tous les produits sont donc naturels, si je me fie à cette liste. Et ils sont non OGM, s'il vous plaît. En plus de subir une fermentation naturelle:
Une fermentation naturelle
La sauce soja naturellement fermentée Kikkoman est préparée depuis plus de 300 ans selon une ancienne recette traditionnelle japonaise. La sauce soja naturellement fermentée fraîche est produite en trois étapes à partir de graines de soja, d’eau, de blé et de sel. Les arômes peuvent ainsi se développer pendant six mois, sans additif chimique quelconque.
Mais ce qui me fascine encore plus, c'est que Kikkoman a non seulement des bureaux ouverts aux États-Unis, plus précisément en Californie, mais aussi en Illinois, au Texas, en Georgie, mieux encore, à Walworth au Wisconsin, un endroit connu du seul Jésus Christ, je pense bien.
Kikkoman began exporting soy sauce to the U.S. in the 1800s. In 1972, to meet the growing demand for naturally brewed soy sauce in the United States, Kikkoman opened its Walworth, Wisconsin, brewing plant in the heart of America's wheat and soybean country. In 1998, a second plant was opened in Folsom, California.
Il n'y a pas de hasard dans la vie. Le Wisconsin, c'est au coeur des terres de blé et du soya d'Amérique. Voilà ce qu'il faut savoir.
Merci Kikkoman !
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dimanche 19 mai 2013
Restants d'agapes
Entendu à la table d'à côté. Les commentaires entre crochets sont les pensées que j'ai eues en écoutant le bavardage.
Il s'agit de deux couples boomers attablés au restaurant. Une femme assez boulotte, ses cheveux emprisonnés dans une permanente violette, prend la parole:
- Ah si vous saviez! C'était ma fête et mes merveilleux enfants voulaient organiser quelque chose pour moi. Vous me connaissez suffisamment pour savoir que j'aime la tranquillité, alors je leur ai dit de n'en rien faire et de ne pas se donner toute cette peine de dresser la table, de faire venir des convives, etc. Je suis comme ça, heureuse dans la simplicité, hein mon mari?
[Le mari en question mastiquait tranquillement sa bouchée de roast-beef, l'air à moitié vivant et à moitié mort. Une coulisse de sauce brune se faisait vilainement un chemin de sa lèvre inférieure vers la pointe de son menton. Après une petite pause pour essuyer la "bavure", il opine doucement de la tête, validant du même coup les propos de sa femme.]
- Eh ben imaginez-vous que mes enfants ont persisté dans leur désir de me faire plaisir. En fait, NOUS faire plaisir moi et mon mâri [sic]. Croyez-le ou non, ils m'ont relancé, mes aïeux! I' sont arrivés avec une proposition que je ne pouvais rejeter du revers de la main: chambres réservées dans un hôtel des Laurentides. Un forfait incluant trois repas par jour pour le long week-end de l'Action de Grâces. C'était l'automne passé, bien évidemment. Quelle expérience ! Personne n'était embarassé par la vaisselle ou le ménage. Je l'avoue, j'ai été impressionnée!. Et ils ont bien pris soin de me cacher la facture!
[À part le mari, les deux autres personnes semblaient presque intéressées par l'histoire. Un peu jaloux même.]
Le reste de la conversation était de la même eau: impôts, taxes, pension, rentes, magasinage, entretien de la maison, vacances etc. Rien que du concret. Rien que les vraies affaires de la vie: l'argent et son administration. Et même un petit mot sur les médicaments. La même boulotte tenait encore le crachoir:
- L'assurance médicaments. En té ka... Tsé, si je prends 450 pelules [sic] dans l'année, ça fait plus qu'une piastre par jour. À quoi ça sert, dis-le-moué, l'assurance-médicaments, hein? [C't'une franchise, c'est pas compliqué, chose!] On paye des taxes et quand on achète nos médicaments, faut encore payer. Les p'tites pelules rose, c'est les pires. Les plusss [sic] chers, pis l'gouvernement fât [sic] rien pour nous aider.
Son amie renchérit:
- C'est ben vrai. On paye tout le temps. À quoi ça sert le gôvernment [prononcé à l'anglaise] ! Quand on pense ki en a qui veulent leux [sic] études payés gratis! Dans quel monde on vit, j't'l demande!!
Sur cette phrase philosophique de grande envolée, nos quatres convives se sont levés et sont allés à la caisse pour payer la note du repas.
De mon côté, je me demandais si les fameux enfants en question étaient si gentils que la dame orgueilleuse le laissait entendre. Bien sûr, je ne le saurai jamais. Entre le geste fait en toute candeur et le calcul intéressé, tout cela intercalé par la perspective d'un certain héritage à venir, il y a une infinie de possibilités.
C'est dur la vie parfois.
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Il s'agit de deux couples boomers attablés au restaurant. Une femme assez boulotte, ses cheveux emprisonnés dans une permanente violette, prend la parole:
- Ah si vous saviez! C'était ma fête et mes merveilleux enfants voulaient organiser quelque chose pour moi. Vous me connaissez suffisamment pour savoir que j'aime la tranquillité, alors je leur ai dit de n'en rien faire et de ne pas se donner toute cette peine de dresser la table, de faire venir des convives, etc. Je suis comme ça, heureuse dans la simplicité, hein mon mari?
[Le mari en question mastiquait tranquillement sa bouchée de roast-beef, l'air à moitié vivant et à moitié mort. Une coulisse de sauce brune se faisait vilainement un chemin de sa lèvre inférieure vers la pointe de son menton. Après une petite pause pour essuyer la "bavure", il opine doucement de la tête, validant du même coup les propos de sa femme.]
- Eh ben imaginez-vous que mes enfants ont persisté dans leur désir de me faire plaisir. En fait, NOUS faire plaisir moi et mon mâri [sic]. Croyez-le ou non, ils m'ont relancé, mes aïeux! I' sont arrivés avec une proposition que je ne pouvais rejeter du revers de la main: chambres réservées dans un hôtel des Laurentides. Un forfait incluant trois repas par jour pour le long week-end de l'Action de Grâces. C'était l'automne passé, bien évidemment. Quelle expérience ! Personne n'était embarassé par la vaisselle ou le ménage. Je l'avoue, j'ai été impressionnée!. Et ils ont bien pris soin de me cacher la facture!
[À part le mari, les deux autres personnes semblaient presque intéressées par l'histoire. Un peu jaloux même.]
Le reste de la conversation était de la même eau: impôts, taxes, pension, rentes, magasinage, entretien de la maison, vacances etc. Rien que du concret. Rien que les vraies affaires de la vie: l'argent et son administration. Et même un petit mot sur les médicaments. La même boulotte tenait encore le crachoir:
- L'assurance médicaments. En té ka... Tsé, si je prends 450 pelules [sic] dans l'année, ça fait plus qu'une piastre par jour. À quoi ça sert, dis-le-moué, l'assurance-médicaments, hein? [C't'une franchise, c'est pas compliqué, chose!] On paye des taxes et quand on achète nos médicaments, faut encore payer. Les p'tites pelules rose, c'est les pires. Les plusss [sic] chers, pis l'gouvernement fât [sic] rien pour nous aider.
Son amie renchérit:
- C'est ben vrai. On paye tout le temps. À quoi ça sert le gôvernment [prononcé à l'anglaise] ! Quand on pense ki en a qui veulent leux [sic] études payés gratis! Dans quel monde on vit, j't'l demande!!
Sur cette phrase philosophique de grande envolée, nos quatres convives se sont levés et sont allés à la caisse pour payer la note du repas.
De mon côté, je me demandais si les fameux enfants en question étaient si gentils que la dame orgueilleuse le laissait entendre. Bien sûr, je ne le saurai jamais. Entre le geste fait en toute candeur et le calcul intéressé, tout cela intercalé par la perspective d'un certain héritage à venir, il y a une infinie de possibilités.
C'est dur la vie parfois.
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samedi 27 avril 2013
Rencontre fortuite
Une rencontre de ce genre a toujours quelque chose de fortuit. Ce qui avait d'abord attiré mon attention, c'est le carton scotché au pare-brise d'une fourgonnette d'un autre âge:
"Institut de recherche sur le pot (joint)"
L'écriture était de toute évidence de facture amateure. Ensuite, je voyais le conducteur faisant distraitement la pause devant son volant, le coude appuyé sur la portière. Lui aussi avait l'air d'un autre âge: longue barbe, lunette à monture cornée noire et sweater à cupuchon. Il arrive que le temps oublie quelqu'un et le voit "perdu" à une époque différente de la sienne. C'était de toute évidence son cas.
J'aurais pu sourire et passer mon chemin, mais le tableau d'ensemble était irrésistible. Comme j'avais avec moi une petite caméra point & shoot, je lui ai demandé s'il ne voyait pas d'inconvénient à ce que je le prenne en photo.
Son histoire n'est pas compliquée. Homme à tout faire, il a un jour décidé de vivre en itinérance à bord de son motorisé. Un mode de vie combiné à plein d'autres expédients, le tout accompagné d'un joint de temps à autre.
Nikon L35AF -
Ilford FP4+ -
HC-110 (B)
"Institut de recherche sur le pot (joint)"
L'écriture était de toute évidence de facture amateure. Ensuite, je voyais le conducteur faisant distraitement la pause devant son volant, le coude appuyé sur la portière. Lui aussi avait l'air d'un autre âge: longue barbe, lunette à monture cornée noire et sweater à cupuchon. Il arrive que le temps oublie quelqu'un et le voit "perdu" à une époque différente de la sienne. C'était de toute évidence son cas.
J'aurais pu sourire et passer mon chemin, mais le tableau d'ensemble était irrésistible. Comme j'avais avec moi une petite caméra point & shoot, je lui ai demandé s'il ne voyait pas d'inconvénient à ce que je le prenne en photo.
Son histoire n'est pas compliquée. Homme à tout faire, il a un jour décidé de vivre en itinérance à bord de son motorisé. Un mode de vie combiné à plein d'autres expédients, le tout accompagné d'un joint de temps à autre.
Nikon L35AF -
Ilford FP4+ -
HC-110 (B)
samedi 19 mai 2012
Mercedes Benz
Janis Joplin chantait la marque Mercedes Benz avec une pointe d'ironie tout en y ajoutant une touche de fantasme.
Dans la "vraie" vie, la plupart des propriétaires de ce genre de voiture, malheureusement, se prennent très au sérieux.
Hier, j'étais sur une autoroute congestionnée à l'heure de pointe. J'avais vu une voie de service uniquement réservée aux auto-patrouilles et autres voitures de fonction, et je m'étais imaginé pendant quelques secondes me servir de cette voie pour sortir au plus vite de ce petit cauchemar. Évidemment, je n'en fis rien.
Pourtant, il y a eu une voiture conduite par un civil comme moi, qui s'en est servi. Il était propriétaire d'une Mercedez Benz. Oui, j'ai souhaité qu'une auto-patrouille l'intercepte...
Dans la "vraie" vie, la plupart des propriétaires de ce genre de voiture, malheureusement, se prennent très au sérieux.
Hier, j'étais sur une autoroute congestionnée à l'heure de pointe. J'avais vu une voie de service uniquement réservée aux auto-patrouilles et autres voitures de fonction, et je m'étais imaginé pendant quelques secondes me servir de cette voie pour sortir au plus vite de ce petit cauchemar. Évidemment, je n'en fis rien.
Pourtant, il y a eu une voiture conduite par un civil comme moi, qui s'en est servi. Il était propriétaire d'une Mercedez Benz. Oui, j'ai souhaité qu'une auto-patrouille l'intercepte...
samedi 5 mai 2012
Par la baie vitrée
Par la baie vitrée d'un commerce, mon oeil de lynx a aperçu un client acheter de la pellicule photo. La caissière semblait traitée cette transaction d'une manière indifférente.
Moi, j'ai failli l'attendre à la sortie pour le féliciter.
Moi, j'ai failli l'attendre à la sortie pour le féliciter.
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