samedi 13 avril 2013

Depardieu, reste avec nous!

Malgré tous ses déboires médiatiques, malgré tous ses erreurs de jugement, malgré tout ce que je ne sais pas encore à son sujet, j'envoie un message à Gérard Depardieu: reste avec nous, ne court pas après l'exil et la mort.

Je le regarde dans un extrait de Mammuth (film belge) et il me fait encore rigoler. C'est encore un acteur de calibre et, ne serait-ce que pour cela, je souhaite qu'il retrouve - ou qu'il trouve - son harmonie intérieure.

Je me fous de ses histoires de fric et d'impôts. Ça m'est complètement égal.

Et soigne ton foie, bordel !

Un extrait de Mammuth (ne tenez pas compte de ce qui précède et suit le clip en lui-même):



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vendredi 5 avril 2013

Tout le monde en parle: last call



Après avoir été une émission déclinée selon le mode "dîner de cons", Tout le monde en parle (TLMEP) se contente maintenant de faire dans la complaisance. Des amis qui reçoivent des amis. Dans les deux cas, de toute manière, cette émission est une réelle misère de l'esprit, d'autant plus que l'esprit de salon y est d'un niveau très discutable, même si les animateurs se pensent drôles et irrésistibles. Si l'émission se démarque bizarrement à l'audimat - ô mystère! -, c'est qu'elle doit surtout attirer ceux qui font les manchettes pendant la semaine. Et, bien entendu, il y a les inconditionnels de nos 2 animateurs...

Je n'en démords pas, c'est mon cri du coeur, tellement les dimanches soirs sont tristes à la télé. Ça doit faire 10 ans qu'ils sont en onde et ça fait 10 ans que je m'interroge sur leur succès. Je n'aime pas le climat de cette émission; je n'aime pas son clown Dany Turcotte, le bouffon du roi même-pas-drôle; et j'aime encore moins son animateur "liseur-de-carton-à-la-voix-monocorde" Guy A. Lepage. Évidemment, je ne la regarde plus depuis des lustres. Je me contente de consulter l'horaire pour voir s'ils y sont encore...

Le dimanche soir sur la SRC (société Radio-Canada) est encore plus pathétique depuis que les responsables de la diffusion font occuper TLMEP autant à la télé qu'à la radio. Du "mur-à-mur", comme on dit. Ce faisant, ils ont déplacé l'auguste animateur philosophique de Par 4 chemins, Jacques Languirand, le samedi soir. Aussi bien dire qu'il s'est fait donner un enterrement de première classe.

Quand TLMEP ferme ses rideaux sur la saison, c'est une véritable joie. Tout à coup, il y a de l'oxygène à la radio le dimanche soir. Je ne me sens plus comme à l'époque de mes années scolaires où le bonheur du week-end s'évaporait à l'idée de la rentrée du lundi matin sur les bancs d'école. C'est le bonheur, d'autant plus que c'est l'inégalable Serge Bouchard - hôte Des Chemins de travers - qui prend le micro pour nous entretenir de sujets autrement plus intéressants.

Nous sommes presque rendus là, en avril.

En espérant que la SRC tire la plogue définitivement sur TLMEP avant la prochaine saison.

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vendredi 29 mars 2013

Foglia

Je suis un lecteur de longue date de Pierre Foglia dans le journal La Presse. Son nom de chroniqueur n'est bien sûr plus à faire. Sa grande habileté à saisir une certaine réalité, qui parfois nous échappe, et son approche en porte-à-faux le démarquent dans le paysage médiatique et le rendent quelque part incontournable.

Souvent, après l'avoir lu, je me dis que j'aurais pu avoir la même idée que lui, sauf que c'est lui qui nous précède et, du coup, permet de faire émerger ce qui trotte en silence dans l'air d'un peu tout le monde.

Je signale que je ne suis toutefois pas un inconditionnel de sa praxis. Quand il parle de sports et, surtout, de vélo, je tourne la page. Non pas que le sport ne m'intéresse pas, mais je suis plutôt allergique à son approche en cette matière. Et quand, dans ses autres textes,  il joue trop fort la note de l'originalité - ce qui n'arrive pas trop souvent -, je pousse un soupir. D'un autre côté, s'il était en tout temps parfait, Foglia, peut-être que je ne le lirais pas du tout...

Tout ce préambule a pour objet de vous servir sur un plateau d'argent un extrait d'une de ses dernières chroniques. L'esprit de ce texte s'est tout à fait imprégné dans mon cerveau, tellement je trouve réelle "l'absence de présence" de beaucoup de gens. Beaucoup de  gens sont là, dans nos vies, mais fondamentalement absents:

Le trou
Il y a quelques jours, un articulet dans notre journal racontait l'histoire d'un monsieur en Floride «avalé par un trou géant».
«Un habitant de Tampa a disparu après qu'un trou géant s'est soudainement ouvert juste sous sa chambre à coucher... les autorités ont découvert en entrant dans la maison un trou d'une dizaine de mètres de diamètre et 30 mètres de profondeur.»
Aux nouvelles de NBC, on nous a montré la maison de ce monsieur Jeff Bush, un bungalow cossu, de l'extérieur on ne se doute de rien, on frappe à la porte, bonjour, madame, pourrais-je parler à Jeff?
Elle sanglote en menant le visiteur au bord d'un grand trou au bout du couloir: il est là.
La chose est plus fréquente qu'on le croit. Sauf qu'elle se présente rarement aussi dramatiquement. La plupart du temps, la personne disparaît dans un trou sans qu'il y ait de trou apparent. Qu'est-ce qu'un trou? Du vide. Le vide est partout autour de nous, entre les objets, entre les personnes, entre vous et moi: que des trous, que du vide.
Je disais donc que la plupart du temps, la personne disparaît dans un trou sans qu'il y ait de trou. Mieux que ça: la personne disparue est toujours là. On ne sait pas qu'elle est disparue. On ne s'en doute pas, elle mange, elle boit, elle fait pipi, elle regarde la télé (beaucoup), elle dit yé! quand ils annoncent à la radio qu'un Canadien a encore gagné l'épreuve des bosses aux championnats mondiaux des bosses, elle renoue ses lacets quand ils sont défaits, pourtant, elle n'est plus là. Elle a été vidée de l'intérieur. C'est ce que fait le vide: il évide.
La chose est plus fréquente qu'on le croit. C'est par centaines de milliers que des humains disparaissent chaque jour dans des trous, c'est juste qu'on ne s'en doute pas, ils mangent, ils boivent, ils font pipi, mais ils ne sont plus là.
Sont où? Dans la grande Béance elle-même. Sont retournés au magma originel.

Paru dans La Presse le 11 mars 2013 dans la chronique de Pierre Foglia.

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jeudi 28 février 2013

Time of the season

Entendu à la radio en raison du passage des Zombies à Montréal, un groupe anglais des annnées '60 qui est revenu sur scène.



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samedi 23 février 2013

Lomographie

Je me suis amusé à explorer la lomographie avec la caméra Sprocket-Rocket.

Entrée d'un magasin général du Vieux-Montréal
Sprocket-Rocket
Ultrafine Extreme 400
HC-110 (B)


jeudi 3 janvier 2013

L'Ultra kitsch Psy

Dans un monde devenue un immense marché libre où fleurit l'incroyable vide des valeurs et des idées, Psy, un chanteur sud-coréen, se veut la réponse "artistique" de l'Asie à cette nouvelle tendance. Gangnam Style s'écoute comme la mélodie répétitive des cycles d'une machine à laver. À l'écouter en boucle, on devient lentement débile.

Les impressions de kitsch, de séduction soft, de licence des moeurs et de provocation sympathique se côtoient dans les paroles comme dans les gestes, tout au long de ce vidéo. Un seul message y est décliné, celui de l'hyper-consommation, du plaisir sans horizon et immédiat conjugué selon un rythme électro-pop. C'est donc accessible à la vaste majorité des foules qui cherchent à s'évader de notre monde devenu sans âme.

À certains égards, cette musique pop fait penser au méga-tube européen et mondial de Ça m'énerve de Helmut Fritz, à la différence que ce dernier critiquait la vacuité des lieux de rencontre de la civilisation néo-libérale.  Si Fritz cherche à éveiller d'une manière rythmique, Psy s'enfonce sans complexe dans les sables mouvants de la pensée épuisée d'idéaux.

C'est à se demander si la guerre de Corée - dans les années '50 - valait la peine d'être menée, quand on constate ce que l'Occident a pu apporter à ce coin du monde, au fil des dernières décennies. Un ahurissant monde matérialiste. Du reste, la même question mérite d'être posée pour tous les conflits majeurs du XXe siècle...

Sauve qui peut!




{Gangnam Style}
Oppa* a le style de Gangnam**
Gangnam style
Une fille chaude comme en plein jour
Une fille qui sait apprécier la liberté d'une tasse de café
Une fille dont le cœur se réchauffe quand la nuit arrive
Une fille avec ce genre de déformation
Je suis un gars
Un gars aussi chaud que toi durant la journée
Un gars qui peut boire son café cul-sec avant même qu'il refroidisse
Un gars dont le cœur déborde quand la nuit arrive
Ce genre de gars
Belle, sympathique
Oui toi, hey, Oui toi, hey
Belle, sympathique
Oui toi, hey, Oui toi, hey
A présent allons y jusqu'à la fin!
Oppa a le Gangnam style, Gangnam style
Oppa a le Gangnam style, Gangnam style
Oppa a le Gangnam style
Eh- Sexy Lady, Oppa a le Gangnam style
Eh- Sexy Lady oh oh oh oh
Une fille qui a l'air discrète mais sait s'amuser quand elle joue
Une fille qui laisse ses cheveux lâchés quand le bon moment arrive
Une fille qui se vêtit mais est plus sexy qu'une fille qui dévoile tout
Une fille sensible comme ça
Je suis un gars
Un gars qui semble calme mais sait s'amuser quand il joue
Un gars qui devient complétement fou quand le bon moment arrive
Un gars qui a des idées a la pelle plutôt que des muscles
Ce genre de gars
Belle, sympathique
Oui toi, hey, Oui toi, hey
Belle, sympathique
Oui toi, hey, Oui toi, hey
A présent allons y jusqu'à la fin!
Oppa a le Gangnam style, Gangnam style
Oppa a le Gangnam style, Gangnam style
Oppa a le Gangnam style
Eh- Sexy Lady, Oppa a le Gangnam style
Eh- Sexy Lady oh oh oh oh
Au dessus de l'homme qui court il y a l'homme qui vole, baby baby
Je suis un gars qui connait qui sait un truc ou deux
Au dessus de l'homme qui court il y a l'homme qui vole, baby baby Je suis un gars qui connait qui sait un truc ou deux
Tu sais ce que je raconte
Oppa a le Gangnam style
Eh- Sexy Lady, Oppa a le Gangnam style
Eh- Sexy Lady oh oh oh oh
Oppa a le Gangnam style
Oppa a le Gangnam style
* Oppa est utilisé par les femmes pour parler à un homme plus âgé ou à un grand frère.
** Gangnam est le plus riche arrondissement de Séoul, en Corée du Sud.

{Traduction réalisée par choupichou}

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