"Notre aspiration à une condition meilleure n'est pas seulement la cause de notre malheur, mais notre malheur lui-même."
Pensée zen.
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dimanche 22 avril 2012
dimanche 15 avril 2012
8 mythes sur l'augmentation des frais de scolarité
Une brillante démonstration par des chercheurs de l'IRIS (institut de recherche et d'information socio-économique) sur les 8 mythes portant sur l'augmentation des frais de scolarité.
À voir:
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samedi 14 avril 2012
mardi 10 avril 2012
Henry Miller - Lettres à Maurice Nadeau
Quand on aura pensé que tout a été lu de l'oeuvre d'un écrivain et tout dit à son sujet, on devra malgré tout se rendre compte qu'il y a toujours un inédit ou une découverte qui sortira tout à coup des tiroirs.
Ici, l'éditeur-critique-écrivain Maurice Nadeau permet la publication des lettres (1947-78) du célèbre et controversé écrivain américain Henry Miller. Dans la préface, on découvre que les deux hommes ont été mis en contact en raison de la censure exercée sur l'oeuvre de Miller. Maurice Nadeau avait mis sur pied un Comité de défense de la libre expression, ce qui a été le début de leur collaboration.
Qu'est-ce qu'on y découvre dans cet série de lettres? Bien entendu, le même Miller que l'on a connu au fil de son oeuvre, celui d'un homme qui promouvoit la conquête de soi et qui décrie la société de consommation à la source de l'esclavage de l'Homme à son travail. Que d'obligations n'a-t-on pas inventé pour garder l'Homme au boulot? pour l'éloigner de sa liberté et de son émancipation? Voilà le genre de propos que Miller tient dans ces pages.
On y découvre aussi un Miller plus apollinien en pleine période créatrice, alors qu'il écrivait la Crucifixion en rose ainsi que d'autres écrits et essais. Nadeau a d'ailleurs publié plusieurs des travaux de Miller dans les éditions Buchet et Chastel. Je disais de Miller qu'il était "apollinien" malgré l'incertitude financière qui le suivait encore à cette époque, comme quoi, la carrière d'un écrivain authentique est le parcours du combattant jusque tard dans une vie. Mais Miller, on s'en rend compte, gardait le morale et faisait preuve d'une candeur et d'une sérénité malgré l'adversité. Mieux encore, il s'inquiétait pour ses autres confrères écrivains (comme Albert Cossery dans la dèche à Paris) et cherchait toutes sortes de manière pour leur venir en aide.
Cette correspondance est donc l'occasion de revoir le parcours de Miller et, indirectement, le rôle joué par Maurice Nadeau dans son rôle à défense et promouvoir la littérature, envers et contre tout.
Henry Miller - Lettres à Maurice Nadeau (1947-78). Éditions Buchet-Chastel. 435p.
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Ici, l'éditeur-critique-écrivain Maurice Nadeau permet la publication des lettres (1947-78) du célèbre et controversé écrivain américain Henry Miller. Dans la préface, on découvre que les deux hommes ont été mis en contact en raison de la censure exercée sur l'oeuvre de Miller. Maurice Nadeau avait mis sur pied un Comité de défense de la libre expression, ce qui a été le début de leur collaboration.
Qu'est-ce qu'on y découvre dans cet série de lettres? Bien entendu, le même Miller que l'on a connu au fil de son oeuvre, celui d'un homme qui promouvoit la conquête de soi et qui décrie la société de consommation à la source de l'esclavage de l'Homme à son travail. Que d'obligations n'a-t-on pas inventé pour garder l'Homme au boulot? pour l'éloigner de sa liberté et de son émancipation? Voilà le genre de propos que Miller tient dans ces pages.
On y découvre aussi un Miller plus apollinien en pleine période créatrice, alors qu'il écrivait la Crucifixion en rose ainsi que d'autres écrits et essais. Nadeau a d'ailleurs publié plusieurs des travaux de Miller dans les éditions Buchet et Chastel. Je disais de Miller qu'il était "apollinien" malgré l'incertitude financière qui le suivait encore à cette époque, comme quoi, la carrière d'un écrivain authentique est le parcours du combattant jusque tard dans une vie. Mais Miller, on s'en rend compte, gardait le morale et faisait preuve d'une candeur et d'une sérénité malgré l'adversité. Mieux encore, il s'inquiétait pour ses autres confrères écrivains (comme Albert Cossery dans la dèche à Paris) et cherchait toutes sortes de manière pour leur venir en aide.
Cette correspondance est donc l'occasion de revoir le parcours de Miller et, indirectement, le rôle joué par Maurice Nadeau dans son rôle à défense et promouvoir la littérature, envers et contre tout.
Henry Miller - Lettres à Maurice Nadeau (1947-78). Éditions Buchet-Chastel. 435p.
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mercredi 4 avril 2012
L'Amérique de la Dépression
Je vous suggère très fortement d'aller voir l'hyperlien d'une collection d'images de la Librairie du Congrès américain, qui montre les effets de la Dépression des année '30 dont les répercussions se faisaient encore sentir sur les Américains dans les années 1939-43.
Ces photos sont en fait des diapositives dont la qualité supérieure et les couleurs vivantes donnent l'impression qu'elles ont été prises tout dernièrement. Elles ont fait partie d'une exposition intitulé Bound for Glory: America in Color.
On constatera rapidement qu'en l'espace de quelques générations, l'Amérique comme l'Occident, est rapidement passé d'un mode de vie à un autre sans en garder la mémoire. Cette collection permet sans doute de retrouver une autre Amérique que l'on a tendance à oublier.
extras.denverpost.com/archive/captured.asp
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Ces photos sont en fait des diapositives dont la qualité supérieure et les couleurs vivantes donnent l'impression qu'elles ont été prises tout dernièrement. Elles ont fait partie d'une exposition intitulé Bound for Glory: America in Color.
On constatera rapidement qu'en l'espace de quelques générations, l'Amérique comme l'Occident, est rapidement passé d'un mode de vie à un autre sans en garder la mémoire. Cette collection permet sans doute de retrouver une autre Amérique que l'on a tendance à oublier.
extras.denverpost.com/archive/captured.asp
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samedi 31 mars 2012
On the road, le film
Les amateurs de la génération beatnick et de Jack Kerouac vont finalement avoir leur film. Bientôt sera présenté sur les écrans le film inspiré du célèbre roman de l'écrivain américain, icône du mouvement beat, celui qu'on surnommait Memory Babe.
Il y eut un temps où la seule perspective de regarder un tel film m'aurait enthousiasmé au plus haut point. Mais étant maintenant lucide des pratiques hollywoodiennes et de sa façon de dénaturer un sujet pour le rendre plus accessible au plus grand nombre, je ne suis plus rassuré sur le produit final.
Walter Salles n'est pourtant pas un mauvais réalisateur, ne serait-ce que pour avoir pondu Carnets de voyage (le journal de Che Guevara pendant son voyage en Amérique du Sud en 1952). Mais comme les cinéphiles avertis ont déjà vu de bons réalisateurs succomber aux pressions du milieu, il faut s'attendre à tout, surtout au pire. En particulier quand on voit dans la distribution deux actrices ordinaires (Kristen Stewart et Kirsten Dunst) - c'est le goût du jour (!) - qui ne m'ont jamais semblé des interprètes transcendantes à ce jour. Je me demande même si elles connaissent le mouvement beat et les principaux écrivains qui en ont émergé...
Je vous suggère plutôt de lire (ou relire) les biographies d'Ann Charters ou de Gerald Nicosia. Voilà des ouvrages qui donnent une idée plus juste du mouvement et de son représentant, quand bien même ce dernier s'en défendait.
Par contre, si vous voulez un aperçu du film à venir, je vous offre le trailer:
Il y eut un temps où la seule perspective de regarder un tel film m'aurait enthousiasmé au plus haut point. Mais étant maintenant lucide des pratiques hollywoodiennes et de sa façon de dénaturer un sujet pour le rendre plus accessible au plus grand nombre, je ne suis plus rassuré sur le produit final.
Walter Salles n'est pourtant pas un mauvais réalisateur, ne serait-ce que pour avoir pondu Carnets de voyage (le journal de Che Guevara pendant son voyage en Amérique du Sud en 1952). Mais comme les cinéphiles avertis ont déjà vu de bons réalisateurs succomber aux pressions du milieu, il faut s'attendre à tout, surtout au pire. En particulier quand on voit dans la distribution deux actrices ordinaires (Kristen Stewart et Kirsten Dunst) - c'est le goût du jour (!) - qui ne m'ont jamais semblé des interprètes transcendantes à ce jour. Je me demande même si elles connaissent le mouvement beat et les principaux écrivains qui en ont émergé...
Je vous suggère plutôt de lire (ou relire) les biographies d'Ann Charters ou de Gerald Nicosia. Voilà des ouvrages qui donnent une idée plus juste du mouvement et de son représentant, quand bien même ce dernier s'en défendait.
Par contre, si vous voulez un aperçu du film à venir, je vous offre le trailer:
dimanche 18 mars 2012
Délabrement et abandon
Série sur une bâtisse abandonnée à St-Henri.
Nikon FE2 - LegacyPro 400 développé au HC-110 en semi-stand (55 min) dilution G
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