mardi 4 février 2014

Une mort inexplicable

Voilà bien un cas surprenant, celui de l'overdose de Philip Seymour Hoffman. Un décès qui reste totalement inexplicable, mis à part le fait qu'il était connu pour avoir été un polytoxicomane dans sa jeune vingtaine. 

Toutefois, s'il y a une personne qui semblait s'être dépassé sur le plan artistique - déjà dans la quarantaine -, c'était bien Philip Seymour Hoffman. À partir d'un corps quelque peu ingras, Hoffman a su en faire pratiquement un atout, de sorte qu'il pouvait jouer pratiquement n'importe quel rôle, évitant du même coup d'être cantonné dans le rôle stéréotypé de l'intellectuel de gauche.

Si Hoffman avait été un acteur de films mainstream, j'aurais été tenté de penser que la mince couche de son oeuvre ne l'aurait pas protégé d'une angoisse existentielle et que sa mort n'aurait pas été surprenante. Est-ce que cette prémisse tient la route? Jusqu'à aujourd'hui, j'y aurais cru. C'est-à-dire que je croyais que jusqu'à aujourd'hui le réel accomplissement de Hoffman en tant qu'acteur et réalisateur en avait fait un être complet, du coup il aurait été loin d'être la victime d'un overdose.

Sa mort laisse non seulement la communauté artistique et les cinéphiles lourdement endeuillés, mais elle interpelle aussi  l'être humain que nous sommes et la fragilité à laquelle la vie est exposée.



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